Envie de parler d'un probleme amoureux, pour avoir des conseils ? C'est ici... :)

Envie de parler d'un probleme amoureux, pour avoir des conseils ? C'est ici... :)
# Posté le samedi 14 janvier 2006 04:58
Modifié le samedi 14 janvier 2006 12:54

Je t'attends...

Je t'attends...
Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,
Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l'air et le printemps et l'horizon immense
L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
C
omme une lèvre au bas de la robe des cieux !
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur !

Victor Hugo

# Posté le samedi 14 janvier 2006 05:54

Les divinités amoureuses...L'oracle des fleurs des champs...

Les divinités amoureuses...L'oracle des fleurs des champs...
La divination par l'effeuillage de la marguerite est connue: on enlève les petales un à un en recitant "Elle m'aime...un peu...beaucoup...passionément...pas du tout..." jusqu'au dernier petale arraché,qui donne une reponse qui amènera joie ou deception.

Au lieu d'une marguerite,on peut aussi prendre une tete de pissenlit ou de chardon en graine et souffler dessus.Si toute la tete legere s'envole d'un coup, c'est qu'on est grandement aimé (et qu'on a soufflé fort ^^).Si quelques graines restent c'est qu'il va falloir redouter des ecarts de la fidélité.S'il en reste beaucoup, il faut admettre que le coeur aprés lequel vous soupirez n'eprouve rien pour vous,que de l'indifference...

Conclusion: entrainez vous à souffler fort avant de le faire ;)
# Posté le samedi 14 janvier 2006 06:01
Modifié le samedi 14 janvier 2006 06:14

Les belles histoires....Esmeralda et Phoebus

Les belles histoires....Esmeralda et Phoebus
Si je t'aime, ange de ma vie ! s'écria le capitaine en s'agenouillant à demi. Mon corps, mon sang, mon âme, tout est à toi, tout est pour toi. Je t'aime, et n'ai jamais aimé que toi.

Le capitaine avait tant de fois répé cette phrase, en mainte conjoncture pareille, qu'il la bita tout d'une haleine sans faire une seule faute de mémoire. À cette déclaration passionnée, l'égyptienne leva au sale plafond qui tenait lieu de ciel un regard plein d'un bonheur angélique. - Oh ! murmura-t-elle, voilà le moment l'on devrait mourir ! Phoebus trouva " le moment " bon pour lui dérober un nouveau baiser qui alla torturer dans son coin le misérable archidiacre.

-
Mourir ! s'écria l'amoureux capitaine. Qu'est-ce que vous dites donc, bel ange ? C'est le cas de vivre, ou Jupiter n'est qu'un polisson ! Mourir au commencement d'une si douce chose ! corne-de-boeuf, quelle plaisanterie ! - Ce n'est pas cela. - Écoutez, ma chère Similar... Esmenarda... Pardon, mais vous avez un nom si prodigieusement sarrazin que je ne puis m'en dépêtrer. C'est une broussaille qui m'arrête tout court.

-
Mon Dieu, dit la pauvre fille, moi qui croyais ce nom joli pour sa singularité ! Mais puisqu'il vous déplt, je voudrais m'appeler Goton.

-
Ah ! ne pleurons pas pour si peu, ma gracieuse ! c'est un nom auquel il faut s'accoutumer, voilà tout. Une fois que je le saurai par coeur, cela ira tout seul. - Écoutez donc, ma chère Similar, je vous adore à la passion. Je vous aime vraiment que c'est miraculeux. Je sais une petite qui en crève de rage...

La jalouse fille l'interrompit : - Qui donc ?

- Qu'est-ce que cela nous fait ? dit Phoebus. M'aimez-vous ?

- Oh ! dit-elle.

- Eh bien ! c'est tout. Vous verrez comme je vous aime aussi. Je veux que le grand diable Neptunus m'enfourche si je ne vous rends pas la plus heureuse créature du monde. Nous aurons une jolie petite logette quelque part. Je ferai parader mes archers sous vos fenêtres. Ils sont tous à cheval et font la nargue à ceux du capitaine Mignon. Il y a des voulgiers, des cranequiniers et des coulevriniers à main. Je vous conduirai aux grandes monstres des parisiens à la grange de Rully. C'est très magnifique. Quatre-vingt mille têtes armées ; trente mille harnois blancs, jaques ou brigandines ; les soixante-sept bannières des métiers ; les étendards du parlement, de la chambre des comptes, du trésor des généraux, des aides des monnaies ; un arroi du diable enfin ! Je vousnerai voir les lions de l'Hôtel du Roi qui sont des bêtes fauves. Toutes les femmes aiment cela.

De
puis quelques instants la jeune fille, absorbée dans ses charmantes pensées, rêvait au son de sa voix sans écouter le sens de ses paroles.

-
Oh ! vous serez heureuse ! continua le capitaine, et en même temps il déboucla doucement la ceinture de l'égyptienne.

-
Que faites-vous donc ? dit-elle vivement. Cette voie de fait l'avait arrace à saverie.

-
Rien,pondit Phoebus. Je disais seulement qu'il faudrait quitter toute cette toilette de folie et de coin de rue quand vous serez avec moi.

-
Quand je serai avec toi, mon Phoebus ! dit la jeune fille tendrement.

Elle redevint pensive et silencieuse.

Le capitaine, enhardi par sa douceur, lui prit la taille sans qu'elle résistât, puis se mit à délacer à petit